CnR en Midi Pyrénées et ailleurs...

mardi 27 septembre 2016

Coloscopie : un examen sans appréhension


Source : Tour de France des Alternatives
Toutes les précautions à prendre pour que cet examen ait lieu sans souci.
On a fixé le jour et l’heure. La coloscopie aura lieu dans deux semaines. Un rendez-vous que l’on attend un peu tendu. En quoi consiste cet examen ? Grâce à une fine sonde introduite par voie naturelle, la coloscopie permet de voir tout le côlon et d’ôter des polypes que l’on pourrait découvrir. Compte à rebours…

La semaine qui précède

Cet examen est presque toujours réalisé sous anesthésie générale. Une consultation préalable avec l’anesthésiste est donc obligatoire pour déceler une éventuelle contre-indication. Et adapter les traitements qui pourraient être responsables de saignements : aspirine, anticoagulants..
A faire : Arrêter l’aspirine dix jours avant l’intervention.

Quelques jours avant

Pour que le médecin voie bien les parois du côlon, il ne doit rester aucune matière fécale. Une préparation est nécessaire, à commencer trois à quatre jours avant l’examen par un régime sans résidus. « Il s’agit d’un régime blanc, explique le Dr Didier Loiseau, gastro-entérologue.
Sans fruits ni légumes, mais avec du riz, des pâtes, des laitages, du poisson, des volailles. »

La veille

Il faut purger l’intestin, non pas avec des lavements, mais avec des médicaments pris par voie orale. On donne soit des préparations en sachets à diluer dans trois ou quatre litres d’eau, soit d’autres, plus récents, à diluer dans un plus faible volume. Attention, cette dernière solution ne dispense pas de boire trois ou quatre litres d’eau, de thé, ou autres liquides (pas d’alcool).
A faire :
  • Commencer la purge la veille, dans l’après-midi.
  • Boire par petites doses, par exemple un verre toutes les cinq minutes.
  • Boire frais. C’est moins désagréable.
Les sachets d’aromatisation parfois fournis sont prévus pour parfumer. Ne pas les ajouter si leur goût déplaît.
  • Rester chez soi. La purge déclenche de la diarrhée au bout de deux à trois heures (parfois avant) et peut durer une bonne partie de la nuit.
  • Si on souffre d’hémorroïdes, prévoir une pommade spécifique et en faire une application avant et après chaque selle pour éviter les irritations de l’anus.

Le jour même

Pas de repas avant la coloscopie : il faut arriver à jeun à la clinique ou à l’hôpital (depuis la veille au soir si l’examen est le matin). Sans boire ni manger.
Sitôt arrivé, on pose la perfusion, on s’endort et l’on se réveille dès que l’examen (vingt à trente minutes) est fini. On se repose sur place pendant deux heures, le temps de se restaurer un peu.
On sort très vite, en forme. Avec les résultats, sauf si un prélèvement a été effectué à l’intérieur de l’intestin (biopsie). Le médecin traitant reçoit un compte rendu assorti de photos, voire d’une cassette sur ce que le spécialiste a visualisé.
A faire :
  • Ne pas conduire de voiture ce jour-là, et demander à un parent ou un proche de venir vous chercher
  • Ne pas prendre de rendez-vous important dans la journée.

Le Pacte des jours heureux


Des Pyrénées à Paris, la marche des Jours Heureux

Source : Gazette Debout

Une marche citoyenne des Pyrénées jusqu’à Paris. Voici le programme des participants aux « Jours Heureux », qui partiront du village d’Oloron Sainte-Marie (64) le vendredi 7 octobre au matin pour arriver à Paris le samedi 5 novembre. Les étapes d’environ 25 km se feront à pieds, à vélo, en tandem, et avec des instruments de musique. Ils passeront à Pau-Lescar, Marmande, Bergerac, Périgueux, Limoges, Romorantin-Lanthenay, Orléans et Créteil.


La projection du documentaire Les Jours Heureux de Gilles Perret sera proposée dans certaines étapes. Ce film, dans lequel ont notamment tourné Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, raconte l’histoire de la naissance du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) intitulé : « Les jours heureux ». Un texte qui est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, etc.
Carte de la marche des jours Heureux.
Carte de la marche des jours Heureux.
Les objectifs de cette marche sont multiples : rencontrer les citoyens et les résistants d’aujourd’hui, mieux faire connaître le programme du CNR et l’Appel des résistants de 2004.
Ses participants aimeraient que d’autres marches citoyennes convergent à Paris avant les primaires de novembre pour montrer la volonté d’un nouveau cap politique. Ils espèrent être plus de 1000 à Paris pour terminer la marche.
Tout au long de leur parcours, les participants aimeraient se mettre en lien avec les Nuits debout locales. Vous pouvez contacter Martin, l’un des organisateurs (martin.rf@laposte.net) pour organiser des rencontres.
Vous pouvez également les contacter sur Facebook et retrouver tous les détails de leur projet sur leur site internet. 

Plan pour l’évacuation du gouvernement


 

« Ce que ne peut se figurer aucune tête d’oeuf gouvernementale, c’est l’attachement des êtres, de ceux qui y vivent comme des milliers qui y sont passés et en ont été irrémédiablement touchés, au lieu de la ZAD. »


                

Un lecteur nous a fait parvenir ses prédictions quant à la séquence politique qui s’ouvre. Expulsion de la ZAD, Revenu Garanti et autres manoeuvres en cours.


SOURCE : Lundi matin
Ouvriers, soldats, citoyens ! Les divisions que je commande ne sont pas les instruments de la contre-révolution. Elles ne viennent pas pour vous opprimer, mais pour vous libérer du joug terroriste inouï que la masse de la population berlinoise a dû subir. Ce que je tiens absolument à garantir, c’est la sécurité des personnes et des biens, la liberté de la presse et le libre exercice du droit le plus noble de tout citoyen : l’élection d’une Assemblée nationale.
Noske, le 14 janvier 1919,
alors que ses corps-francs ratissent Berlin

Gouverner est essentiellement affaire de tactique, puisque la stratégie, pour tout gouvernement, se ramène à rester aux affaires, ou du moins à y rester le plus longtemps. S’il y a une supériorité chronique du gouvernement sur nous qui le combattons, elle réside autant dans l’ampleur des moyens à sa disposition que dans une certaine maîtrise du calendrier. De là découle un certain privilège de l’initiative doublé d’une quasi-certitude dans l’anticipation, qui nous fait le plus souvent défaut. Si bien qu’il est vital pour nous de déchiffrer les tactiques adverses à peine celles-ci formées, afin de les déjouer sans tarder et de les ruiner plus sûrement. Ce qui suit est un modeste exercice de divination appliqué à ces tactiques, pour les mois qui viennent, à partir des « signaux faibles » émis par les différentes agences de communication gouvernementales.

Enterrement de la lutte contre la loi « travaille ! »

En annulant son université d’été à Nantes, le PS a dérobé à ce qui s’était levé au printemps, de manifestation en manifestation, tout point de jonction, tout point à partir de quoi reprendre son élan. Les centrales syndicales, qui ont tiré de ce conflit tout le bénéfice symbolique et politique qu’elles en pouvaient attendre, ont finement joué en acceptant l’humiliation de manifester en nasse. Elles qui n’avaient fait que suivre le mouvement, et notamment les jeunes masqués, s’en sont dissociées au bon moment et, avec un peu d’aide de leurs collègues policiers, ont eu la peau de ce dont elles n’étaient que le parasite le plus flagrant. L’enterrement final du 15 septembre, concession forcée à une base encore remontée, a démontré, avec à Paris un cortège de tête faisant un bon tiers de la manifestation et ayant réussi à se reconstituer malgré la nasse, que le printemps n’était pas mort, bien loin de là, que les vacances avaient été des vacances, et non une reddition. Il était d’autant plus urgent, de tout côté, de faire comme si de rien n’était. Pas d’hystérisation autour des cocktails molotovs explosifs que les flics se sont pris, ce jour-là, par salves. Pas de grandes déclarations gouvernementales au sujet de la « violence » des « black blocs », des « casseurs » et autres « zadistes ». Il ne s’est rien passé le 15 septembre, passons à la suite si vous le voulez bien. Valls pourrait dire en substance, au sujet de la lutte contre la loi « travaille ! », ce que Blum répondait en juillet 1936 alors qu’on l’interpellait sur le mouvement d’occupation des usines : « Ils nous interpellent sur une crise dont le ministre de l’Intérieur a démontré qu’elle est terminée ! Vous nous reprochez une politique qui a réussi. Eh bien moi, je vous demande à tous d’éprouver la même satisfaction qu’une crise si grave se soit terminée sans qu’il soit survenu entre les citoyens d’un même pays un accident irréparable ! ».

Expulsion de la ZAD

L’existence de la ZAD est un scandale. Un scandale dont le gouvernement peut au fond se satisfaire qu’il ne soit pas plus ébruité que cela, du moins hors de la Loire -Atlantique et d’une partie de la Bretagne. Pour un État qui n’a cessé de se construire comme état territorial depuis plus de mille ans, au travers des guerres, des jacqueries, des insurrections et des révolutions, qu’une portion du territoire national se détache ainsi de l’Hexagone, se constitue en îlot autonome d’où la police est bannie, où des checkpoints sont tenus par des punks, où l’on construit sans permis et où les habitants vivent comme bon leur semble dans une illégalité revendiquée, voilà qui n’a pas titre à exister dans le merveilleux monde hideux de Candy la républicaine. On a tout de même des mots pour cela, des mots-épouvantails : « zone de non-droit », « territoires perdus de la République », « repaire d’anarchistes », etc. Si l’on n’a pas, jusqu’ici et en dehors de la Loire-Atlantique, poussé de grands cris d’orfraie démocratique au sujet de l’existence même de la ZAD, c’est seulement qu’en parler, après le piteux échec de l’opération César de 2012, aurait été reconnaître et par là accroître l’impuissance gouvernementale face à « ce dossier », comme face à tant d’autres.
Seulement voilà, en France, la politique existe encore, même si elle est moribonde, et même si les opérations politiques se réduisent de plus en plus à des opérations policières. Et il se trouve que l’expulsion de la ZAD arrange bien Manuel Valls, qui y voit une excellente occasion de continuer à camper son personnage de socialiste-droit-dans-ses-bottes, de Noske du XXIe siècle, de social-démocrate autoritaire. Et elle arrangerait bien Hollande qui, si on lui assure qu’il n’y aura pas de mort, y voit une bonne occasion de mettre ses concurrents Verts et Mélenchon dans une bien fâcheuse posture : au vu des niveaux de violence qui seront prévisiblement atteints lors de l’expulsion du côté des opposants et qui seront au fond les seuls efficaces face à la brutalité du déploiement policier, on voit mal quel candidat à la présidentielle pourrait se permettre de les soutenir à quelques mois des élections. Quelle belle occasion de piéger la « gauche de la gauche » : si elle soutient les manifestants, elle se discrédite, et si elle ne le fait pas, elle perd toute raison d’être.
Quelle que soit l’entente retrouvée entre la fraction « citoyenne » de la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et ses composantes plus « radicales », quel qu’ait été l’échec de l’opération César en 2012, quelque massive que soit la manifestation du 8-9 octobre, quelques beaux et grands que soient les hangars d’hébergement alors construits, il est rassurant mais faux de penser que l’opération de reprise de la zone soit militairement impossible. Une bonne vieille stratégie de la tâche d’huile expérimentée si souvent dans les colonies – prendre une zone ravitaillable et l’étendre -, un quadrillage de tous les accès routiers à la zone pour empêcher les soutiens d’affluer, une campagne de propagande adroitement menée, et au reste entamée depuis bien longtemps, sur la « violence » des opposants, une flopée d’assignations à résidence et d’interdiction de paraître, un déploiement policier et militaire massif et un emploi tout aussi massif de la violence armée des « forces de l’ordre », voilà qui est tout à fait à même de permettre de reconquérir la zone. Si l’on veut empêcher cette reconquête, du moins faut-il partir de cette hypothèse, et non d’un triomphalisme que viendrait anéantir le premier contact avec les forces adverses.
Ce que ne prend pas en compte le gouvernement dans cette affaire de l’expulsion de la ZAD, ce qu’il ne peut pas prendre en compte étant donnée l’existence lamentable de ceux qui tiennent le manche, c’est que la ZAD est peut-être la seule « cause » en France pour laquelle des gens sont prêts à mourir, qu’une partie de ceux qui se retrouveront face aux forces d’occupation de l’État ne défendent justement pas de manière abstraite une « cause politique », mais leur vie même, celle qu’ils ont choisie et non celle qu’ils subissent, celle qu’ils ont construit jour après jour avec des moyens de fortune, mais pour cela même d’une rare beauté, celle qui n’existe nulle part ailleurs tant elle s’est ancrée , s’est voulue . Ce que ne peut se figurer aucune tête d’oeuf gouvernementale, c’est l’attachement des êtres, de ceux qui y vivent comme des milliers qui y sont passés et en ont été irrémédiablement touchés, au lieu de la ZAD. La ZAD est un lieu où l’on respire mieux que partout ailleurs en France, et c’est pourquoi elle sera férocement défendue. Voilà ce que ne prennent en compte aucun des militaires qui ont élaboré les plans d’évacuation. Ils seront face à des Indiens, pas à des militants français.
L’expulsion de la ZAD, l’anéantissement de la ZAD, c’est vraiment le mort qui saisit le vif. C’est la vieille politique zombifiée qui se venge de la vie, des vies politiques qui lui survivront. C’est le vieux capital des bétonneurs sommairement repeints en vert qui vient écraser le vivant vivace. Ce n’est pas sans raison qu’il n’y a rien sur la ZAD dans l’exécrable documentaire Demain de l’infecte Mélanie Laurent ; c’est parce que ce qui se joue à la ZAD, c’est maintenant, c’est toujours maintenant, toujours problématique maintenant, et d’autant plus intense. Rien à voir avec un kit de solutions pour mieux gérer localement la même vie aberrante que celle de Mélanie Laurent.
On se souvient de la banderole que le peloton de vélos et de tracteurs parti de la ZAD à l’occasion de la COP 21 avait déployé sur la place d’Arme en arrivant à Versailles, devant le château : « Gardez Le Bourget, on prend Versailles, Vive la commune ! ». Au fond, ce qui aura manqué à la lutte contre la loi « travaille ! » pour être plus qu’une lutte, c’est une visée qui transperce l’impasse du présent. La ZAD offrait quelque chose comme une telle visée, dans le présent : l’idée de Commune. Et c’est encore cette idée qui est convoquée pour la manifestation des 8-9 octobre, et qui fait sa puissance d’appel politique : prêter serment de venir déterrer son bâton en cas de tentative d’expulsion et de se battre. La Commune, non comme forme d’auto-organisation alternative, égalitaire, etc., mais comme serment de se tenir face à l’adversité, face au monde. Serment qui est la base muette de toute élaboration politique possible, qui ne prescrit aucune forme particulière d’auto-organisation et demeure irréductible à toute institution.

Revenu universel

La social-démocratie a toujours consisté en un certain art faux-cul de manier la carotte et le bâton. D’où son génie dans le registre contre-insurrectionnel. Après la séquence désastreuse pour le pouvoir socialiste de la déchéance de nationalité suivie de la loi « travaille ! », des débats sur le burkini puis de l’expulsion de la ZAD, le moins que l’on puisse dire, c’est que François Hollande aura perdu tout crédit à gauche. Mais l’amnésie spectaculaire, l’égarement général et la crainte de l’extrême-droite aidant, il ne désespère pas de se refaire une petite virginité politique par une proposition de campagne, et un nouveau « modèle de société », à même de prendre de court à peu près tout le monde : François Hollande veut instaurer le revenu universel à partir de 18 ans. Voilà qui présente d’innombrables avantages : cette vieille proposition négriste que chérissent tant d’économistes libéraux - qui y voient une bonne occasion de faire fondre définitivement une bonne partie de la bureaucratie étatique attachée au vieil État-Providence et l’occasion d’accroître encore la précarité du travail puisque l’on assure à chacun la possibilité de survivre misérablement - « ringardise » à peu près tous les autres candidats, lui permet de racheter les jeunes qu’il n’a cessé de s’aliéner, et offre ce petit soupçon d’utopie – heureusement compatible avec la meilleure ingénierie sociale - sans laquelle Hollande resterait Hollande : un technocrate malin et cynique tentant de se faire passer pour un être humain. Le revenu universel, sorti suffisamment tard du chapeau du prestidigitateur pour que nul ne s’avise qu’il est l’autre face de l’uberisation de la vie, aurait l’avantage de replacer Hollande au centre du jeu de la campagne, pourrait même passer pour une petite révolution. Sans compter qu’un revenu universel pour tous les Français permettrait de rivaliser savamment avec l’extrême-droite, dont c’était déjà l’utopie sous Vichy, au bon temps du professeur Duboin. Parce qu’évidemment, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et si être Français vous donne titre à 700 euros par mois, il va être de plus en plus difficile de le devenir, et il faudra veiller d’autant plus impitoyablement sur ceux qui prétendent l’être. Là, la déchéance de nationalité prendra un sens autre que symbolique. Avec le revenu universel, Hollande qui n’aime rien tant que se croire plus malin que tout le monde, croit gagner sur tous les tableaux de la campagne quand il ne fait que préparer le terrain à l’extrême-droite. Cela aussi, c’est une fatalité de la social-démocratie. Quant à Toni Negri et ses suiveurs, il ne leur reste plus qu’à écrire leurs mémoires et espérer une fin prochaine : eux qui présentaient le revenu garanti comme la revendication qui ferait imploser le commandement capitaliste se retrouvent à la pointe de sa modernisation désastreuse. À force de « chevaucher le tigre »...

Et nous dans tout ça ?

Si telle est, dans les termes gouvernementaux, la séquence prévue à compter d’octobre : liquidation de l’ultra-gauche et mise à mal de l’extrême-gauche par l’expulsion de la ZAD puis, en décembre-janvier, proclamation de la nouvelle utopie socialiste : le revenu universel, le tout sur fond de primaire de droite en forme de croix gammée, la moindre des choses est, pour nous, d’opérer en connaissance de cause. Ce qui signifie, d’abord, que la clef de la victoire à la ZAD, maintenant que nous ne pouvons plus compter sur l’effet de surprise dont nous avons bénéficié lors de l’opération César, se trouve autant dans l’affrontement sur la ZAD même que dans l’attaque ou l’occupation de l’ensemble des lieux, des domiciles et des instances où il reste des socialistes dans ce pays (mairies, conseils généraux, communautés de communes, domicile des élus ou des responsables de tout poil, journaux et journalistes complices, etc.). Précisément parce que l’expulsion de la ZAD est dans le fond une opération de politique classique non moins qu’une exigence de Vinci, c’est par une attaque généralisée de la politique classique qu’il faut répondre à l’attaque de la ZAD. Et ce qu’il faut alors défendre, ce n’est pas seulement la ZAD, c’est le dépassement de la politique qui s’y joue, la possibilité de la Commune. La défense de la ZAD est le terrain logique de déploiement et de recomposition de toutes les forces autonomes qui se sont agrégées dans la lutte contre la loi « travaille ! ». Et défendre la ZAD signifie d’abord : attaquer la politique partout où elle tente de se manifester impunément, briser le processus électoral, bloquer l’économie, arrêter le monde. Son expulsion doit faire détonateur pour l’ensemble de la situation, bien au-delà de la ZAD. C’est l’impasse du présent qu’il s’agit de faire sauter.

La « dé-fête du travail » au programme du festival de cinéma Images mouvementées d’Attac

 


Source : Bastamag

par


C’est autour du démantèlement du code du travail que se concentrera la prochaine édition du festival de cinéma Images mouvementées, organisée par l’association Attac. Des projections de films, des débats et des rencontres avec les réalisateurs se dérouleront du 30 septembre au 2 octobre prochains, au cinéma 5 Caumartin, à Paris Saint-Lazare. Un événement dont Basta ! est partenaire.
Alors que les générations précédentes avaient acquis au fil du temps de plus en plus de protections et de garanties associées au travail, on fait désormais machine arrière : recul de l’âge de la retraite il y a peu et aujourd’hui la « loi El Khomri » qui amorce le démantèlement du code du travail. Ce n’est là que le début d’une longue série de régressions sociales imposées par Bruxelles sous la pression des marchés financiers. Et c’est un gouvernement prétendument socialiste qui, bien loin de renouer avec l’esprit du Front populaire ou du Conseil National de la Résistance, a entrepris de nous empoisonner le travail...
La nouvelle édition du festival de cinéma d’Attac, Images mouvementées, sera l’occasion de réfléchir ensemble à la « dé-fête du travail ». Rendez-vous du 30 septembre au 2 octobre 2016, au cinéma 5 Caumartin, à Paris Saint-Lazare, avec, comme chaque année, des films, des débats, des rencontres avec les réalisateurs, une librairie, des animations...

- >La programmation et toutes les informations sur le site du festival.

Depuis 2003, le festival de cinéma d’Attac « Images mouvementées » s’emploie à informer et à susciter la réflexion collective sur des questions cruciales de ce début de XXIe siècle en s’appuyant sur une programmation cinématographique exigeante et éclectique. Celle-ci associe courts, moyens et longs-métrages, documentaires et fictions, films français et étrangers, anciens et récents, ayant eu une large diffusion ou non. Le festival accueille régulièrement des avant-premières.

 VOIR LA BANDE ANNONCE DU FESTIVAL ICI

Le JT de la Parisienne Libérée Juil 2016


lundi 26 septembre 2016

Société : Le 115 ne répond plus !

Source : Actu Cote Toulouse


  À Toulouse, des familles sans-abri plantent leurs tentes devant la veille sociale

Face aux refus systématiques des services sociaux submergés par les demandes d’hébergement d'urgence, des familles sans-abri ont planté leurs tentes dans le quartier Saint-Cyprien.

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Depuis lundi 26 septembre, plusieurs familles ont installé des tentes devant le 115 de Toulouse. (Photo : Côté Toulouse/X.L)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ces dernières semaines, le 115, ce numéro d’urgence qui vient en aide aux personnes sans-abri, ne répond plus. Ou du moins presque plus. En effet, quotidiennement, ce sont environ 3 500 appels qui arrivent à la veille sociale. De quoi saturer un standard qui ne parvient, au final, qu’à en décrocher à peine 10%, soit 350 coups de fils.
Mais avoir un travailleur social au bout du fil n’est pas synonyme, pour autant, de dormir la nuit suivante avec un toit au dessus de la tête. En effet, seulement 10% des pris en charge au téléphone bénéficieront finalement d’un hébergement.

Situation explosive

Un contexte explosif qui conduit à des situations tendues, survenant de plus en plus régulièrement. Ainsi, ces trois dernières semaines, les responsables de la veille sociale ont été contraints d’appeler à trois reprises, chaque semaine, la police, pour faire évacuer l’entrée des bureaux de la veille sociale, située avenue Étienne-Billières.
On est proche de l’impasse, estime Sylvie Fernandez, représentante du personnel à la veille sociale. Le nombre de familles qui nous sollicitent augmente de plus en plus. Cela est lié notamment à des remises à la rue par l’État, et à une augmentation des expulsions locatives avant la trêve. On voit également beaucoup de femmes seules avec des enfants de moins de trois ans depuis qu’elles ne sont plus prises en charge par le Conseil départemental.

Principalement des familles

En effet, depuis quelques mois, le Conseil départemental ne prend plus systématiquement en charge les femmes seules avec enfants, dénoncent des travailleurs sociaux. Un état des lieux démenti en avril dernier par le Conseil départemental.
Face à des refus systématiques, des familles ont donc décidé de s’installer avec des tentes, avenue Étienne-Billières, devant les locaux du 115. Pour le moment, une douzaine de familles s’y seraient installées. À Toulouse, ce sont 940 places d’hébergement et 120 places en hôtel qui sont mises à disposition par les pouvoirs publics. En septembre 2016, ces dispositifs affichent tous complets.
Photo de Xavier  Lalu
Xavier Lalu
Journaliste, chef de projet à Côté Toulouse

Lire aussi : Les Sans abris les oubliés de l'été. Publié par la FNARS Baromètre du 115

FLYING FINGERS (MOTOR BASS COVER)


dimanche 25 septembre 2016

La Belle Démocratie : et si, en 2017, on leur faisait vraiment peur ?

Source : Reporterre

À l’occasion de la journée nationale de la transition citoyenne, les auteurs de cette tribune, au nom d’un nouveau mouvement, La Belle Démocratie, lancent un appel à la création d’assemblées locales partout en France, dans le but de « prendre le pouvoir pour le partager ».
La Belle Démocratie est un « archipel de mouvements citoyens issus de toutes les régions de France, aux antipodes des clivages idéologiques et des partis aveuglés par la soif du pouvoir ». La liste non exhaustive de ses membres est à la fin du texte.

Présidentielle et législatives 2017... c’est reparti pour le grand cirque et l’impuissance généralisée ? La politique spectacle, le marketing électoral, le FN toujours plus près du pouvoir, les records d’abstention et cinq ans de plus à foncer chaque jour plus droit dans le mur ?
Et si, en 2017, on leur faisait vraiment peur ? Peur de perdre, par les urnes, ce pouvoir qu’ils exercent sur nous depuis si longtemps ?
En 2016, on s’est mis debout. En 2017, et si on mettait la fessée à toute la classe politique ? PS, UMP et FN confondus, tous en minorité dans les urnes, ces mêmes urnes par lesquelles ils nous maintiennent dans l’impuissance depuis tant d’années et que nous sommes si nombreux à rejeter ?
Ce rêve est à notre portée !
Nous sommes un archipel de mouvements citoyens issus de toutes les régions de France, aux antipodes des clivages idéologiques et des partis aveuglés par la soif du pouvoir. Réveillés en sursaut par l’état d’urgence, galvanisés par les Nuits debout, nous nous sommes rencontrés, reconnus, rassemblés. Nous venons de créer La Belle Démocratie [1] pour favoriser de toutes nos forces l’avènement de la première démocratie citoyenne, en rupture totale avec le fonctionnement destructeur des forces politico-financières actuelles.

Déclenchons la plus grande pandémie de fièvre démocratique de l’histoire de France !

« La belle démocratie », parce que nous croyons profondément à la beauté du dialogue, de l’intelligence collective et de la restauration de l’intérêt commun face aux appétits financiers insatiables ; mais aussi « label démocratie » pour réunir notre multitude citoyenne au sein de candidatures « haute qualité démocratique » et donner enfin le jour au bulletin de vote humaniste dont notre pays a si urgemment besoin. Le premier bulletin de vote qui n’aspire pas à élire des représentants pour défendre une couleur, un programme sur l’échiquier politique, mais à entraîner la République dans un mouvement de renaissance de la démocratie, profondément « dépervertie », profondément assainie, profondément renouvelée : avec le citoyen agissant en son cœur.
Pour construire nos fondamentaux, nous avons jusqu’à présent été très humbles, très discrets, très prudents. Les bases sont jetées : l’heure est venue d’être enfin follement réalistes, de rêver les rêves les plus inaccessibles ! Tombons dans la démesure, ayons la plus folle des ambitions, déclenchons la plus grande pandémie de fièvre démocratique de l’histoire de France !
Indignés, abstentionnistes, antisystèmes, votants désespérés, partisans d’une renaissance de la démocratie, faisons notre printemps citoyen en 2017 ! Créons des assemblées locales partout [2] !
Désignons des candidats députés dans toutes les circonscriptions et remportons la majorité à l’Assemblée nationale, sans autre programme que notre détermination à l’écrire et le porter avec tous ! Prenons le pouvoir tout au long des échéances à venir et inventons les nouvelles règles de la première démocratie fondée sur le pouvoir d’agir des habitants !

Un vent d’espoir pour l’ensemble des mouvements sociaux du monde entier 

Face à la folie et l’aveuglement de nos dirigeants, levons un vent de folie ! À la démesure des seigneurs d’un monde profondément prédateur et profondément fragmenté, avec ses tempêtes financières, ses extrémismes, ses catastrophes environnementales, ses milliards d’humains privés d’eau, de soins et d’éducation, opposons ce que la démocratie a de plus beau : la démesure d’un mouvement jubilatoire de reprise en main de notre destin commun.
Offrons-nous la victoire de la démocratie non plus seulement à l’échelle d’un village drômois ou d’une île nordique acculée par la crise financière, mais de la France entière, entraînant un retentissement planétaire sans précédent, un vent d’espoir pour l’ensemble des mouvements sociaux qui dans le monde entier tentent de construire une humanité solidaire, fraternelle et responsable face aux puissances du fatalisme, face à la servitude volontaire, face aux lobbys du toujours plus pour les toujours plus puissants.
Le plus dingue ? C’est que c’est à la portée de tous et d’une simplicité prodigieuse... il suffit d’une bande de copains, d’une salle, quelques affiches et méls, des gommettes et des post-its, et votre assemblée locale est lancée !
N’ayons plus peur de nous, de notre énergie, de notre joie, de nos rêves, de notre puissance !
Fini le fatalisme, le cynisme ou l’incrédulité, place au sursaut jubilatoire et à la rage d’agir !
Débridons nos imaginaires, abattons nos barrières mentales, multiplions les rencontres, les fêtes, les musiques et les danses de la révolution citoyenne !
2017, La Belle Démocratie ! Prenons le pouvoir pour le partager !

La Belle Démocratie est animée par des membres d’organisations telles que Nous la Majorité, #MaVoix, #LesJoursHeureux-LePacte, Le pouvoir citoyen en marche, Alternatiba, Assemblée Nationale Citoyenne, 36000 listes participatives pour 2020, Synergies Démocratiques, Les Affranchis, La CEN, WARN, Partagir, le Parti pirate, Idéa, Colibris 67, Cercle Podemos Montpellier, ANV COP21, Conférence citoyenne 2017, Curieuses démocraties, GRAM Métropole Lyon, Ensemble Ici, Générations futur, les Audacieux, Libérons, Super Châtaigne…



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[1La Belle Démocratie n’est pas un parti politique, n’a pas de comité directeur, de programme ni de candidats préétablis. En rupture avec la forme et le discours partisans, totalement décentralisée, radicalement horizontale, elle se construit par la mobilisation citoyenne à travers la multiplication d’assemblées locales dans les villages et les quartiers.
[2Inscrivez vos assemblées locales sur labelledemocratie.fr.

Lire aussi : « Pour que la démocratie fonctionne, il faut que les gens s’en emparent »
Source : Courriel à Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.

Photo : © Julie Lallouët-Geffroy/Reporterre

Claude Bourguignon : conférence pour une agriculture vivante !


GRAFFITI // Quatre Montpelliérains exposent au Mister Freeze à Toulouse

 Source : Busk magazine

Fort de son succès, l’exposition Mister Freeze organisée par l’association Faute o Graff réitère l’aventure pour la 4ème fois ! Elle réunit cette année 31 artistes internationaux issus de l’art urbain du 29 septembre au 8 octobre 2016 à Toulouse. Pour cette nouvelle édition, quatre graffeurs montpelliérains poseront leurs œuvres dans la capitale régionale !
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A Montpellier, le plateau de graffeurs est vaste et c’est sans surprise que l’on retrouve certains de nos artistes locaux dans de grands événements dédiés à l’art urbain. Cette année, Zest, Maye, Momies et Smole sont invités au Mister Freeze pour exhiber leur talent. Si les trois premiers sont aguerris pour y avoir déjà participé l’an passé, c’est une première pour Smole ! Tous quatre seront donc aux côtés d’autres artistes reconnus comme Jace, Katre, Brusk, Poes, Reso ou encore Eric Lacan (Monsieur Qui).
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L’exposition se déroulera durant 13 jours dans deux lieux, qui se transformeront en véritables galeries éphémères : à L’Espace Cobalt (ancien bâtiment industriel réhabilité) et dans un lieu tenu secret de 8000m² qui sera révélé lors du vernissage le 29 septembre à 18h30. Au total, plus de 9000m² accueilleront des fresques murales, des espaces d’expositions et des installations in situ !
Plus d’infos : Mister Freeze
Mister Freeze 2015 / Crédits Photo : ©Faute O Graff

Céline Alvarez : une chercheuse à la pédagogie performante

Source : POSITIVR
Après avoir vu ce reportage, deux sentiments s'entremêlent : l'émerveillement et la colère. L'éducation mérite largement mieux que l'immobilisme.

Pour aider les enfants à s’épanouir et à acquérir le goût d’apprendre, une jeune chercheuse, alors institutrice, a expérimenté une démarche basée sur trois points essentiels : l’action, l’amour et la motivation. Résultat ? Des gamins capables de lire dès l’âge de trois à quatre ans ou de résoudre des multiplications à quatre chiffres dès l’âge de quatre ans ! Et, le tout, dans la joie et la bonne humeur. Vous vous dites que l’Éducation nationale a dû être enthousiaste et ravie ? Pensez-vous ! Elle a aussitôt demandé à la rebelle d’arrêter ses recherches…
Cette ancienne institutrice, c’est Céline Alvarez. Dans sa classe, elle invitait les enfants à faire le ménage, à s’habiller eux-mêmes, à découvrir des continents, à lire… Son but « stimuler le potentiel de ses élèves« . Une méthode géniale et efficace qui, malheureusement, n’était pas du goût de sa hiérarchie…
France 2 a récemment consacré un reportage à cette expérience. Regardez, ça laisse un drôle de sentiment, entre émerveillement et colère.

École : enseigner autrement


Rageant, n’est-ce pas ?
Pour se justifier, Florence Robine, la directrice générale de l’enseignement scolaire, précise notamment une chose :


« Notre responsabilité c’est que ces méthodes soient le mieux évaluées possible. »
Une priorité en tout point opposée au système éducatif finlandais. Dans ce pays, les professeurs disposent d’une grande liberté, appliquent les méthodes éducatives de leurs choix (en général, ils les utilisent un peu toutes) et ne sont jamais l’objet d’inspections. Résultat ? Les petits finlandais sont parmi les plus performants du monde !
Pour enrayer l’échec scolaire, la France envisage désormais de rendre l’école obligatoire de 3 à 18 ans (contre 6 à 16 aujourd’hui). Qui sait, plutôt que de forcer les enfants à végéter dans un système qui ne leur convient pas, le mieux serait peut-être de repenser le sytème en question, non ?
L’immobilisme est un risque. À l’inverse, l’innovation et l’expérimentation sont de formidables opportunités. Un grand bravo à Céline Alvarez d’avoir essayé !
Lire aussi : En Finlande, les élèves apprennent à vivre ensemble. Résultat : ce sont les meilleurs !

Cinespana : Festival du cinéma espagnol de Toulouse

 
Venez assister à la cérémonie d’ouverture de la 21ème édition du Festival Cinespaña le vendredi 30 septembre !

AU PROGRAMME
19h – Cérémonie officielle (entrée libre)
20h – Apéro-concert avec Claire Gimatt (entrée libre)
21h – Projection des 2 films d’ouverture (tarif normal, achat des places à partir de 14H le 30 sept dans le cinéma concerné)

>> Sexo, maracas y chihuahuas de Diego Mas Trelles – 21H à la Cinémathèque: documentaire musical sur l’histoire de Xavier Cugat des années 1930 aux années 1960

>> Mi gran noche de Álex de la Iglesia – 21H15 à l’ABC: une comédie hilarante sur l’enregistrement à Madrid de la soirée télévisée du Nouvel An, avec un casting remarquable !

[ESPAÑOL]

¡Ven a la ceremonia de apertura de 21a edición del Festival Cinespaña el viernes 30 de septiembre !

EL PROGRAMA
A las 19h - Ceremonia de apertura (entrada libre)
A las 20h - Concierto con Claire Gimatt (entrada libre)
A partir de las 21h - Proyección de las 2 películas de apertura:

>> Sexo, maracas y chihuahuas de Diego Mas Trelles – en la Cinémathèque 21h

>> Mi gran noche de Álex de la Iglesia en el ABC 21h15

mardi 20 septembre 2016

Préparation de la Semaine de la solidarité internationale 46

Mardi 20 septembre à Cahors

Réunion OUVERTE à TOUTES LES ASSOCIATIONS ET CITOYENS INTERRESSES
 

PLus d'infos : Démosphère

Réponse de la Compagnie Jolie Môme à l’Union du Cantal et aux édiles locaux

Aurillac 2016 – Compagne Joli Mome

Aurillac, est pour nous, depuis 25 ans un formidable rendez-vous avec le public du Cantal, ou d’ailleurs, souvent jeune, curieux… C’est notre plaisir de fin de saison.
Mais cette année flottait un air sécuritaire sur cet événement dont nous aimons pourtant la liberté et l’humanité. Cette liberté, nous la poussons chaque année jusqu’à rester en marge du festival «Off».
Comme nous vous l’expliquions dans un précédent article (http://cie-joliemome.org/?p=2612), à la suite du rassemblement contre les fouilles, les contrôles et l’état d’urgence organisé lors du dernier Festival des Arts de la Rue d’Aurillac, des violences ont eu lieu… Et « certains responsables locaux ont cru bon d’invoquer un complot… auquel nous serions mêlés ».
Tout en sous-entendus, ces « responsables politiques » évitaient soigneusement de prononcer le nom de notre Compagnie. Mais quelle ne fut pas notre surprise à notre retour de vacances de voir citée la Compagnie Jolie Môme dans un article de l’Union du Cantal. Le journal reprenait la voix des édiles et leurs attaques sur notre travail et notre engagement, allant jusqu’à laisser entendre que nous serions des « alliés de Daech » !
Nous avons alors décidé d’user de notre droit de réponse. Voici la lettre que nous avons envoyée en recommandé au directeur de la publication de l’Union du Cantal :


Monsieur le directeur de la publication,

Conformément à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse, nous souhaitons exercer notre droit de réponse à l’article « Il n’y avait pas que des anges à Aurillac » paru dans l’édition du 24-27 août de l’Union du Cantal, qui porte un grave préjudice à la Compagnie Jolie Môme. Nous vous demandons par conséquent d’insérer dans vos colonnes le texte suivant « à la même place et en mêmes caractères » que l’article sus-mentionné.
Les spectateurs de Jolie Môme à Aurillac
Les spectateurs de Jolie Môme à Aurillac

 
DROIT DE RÉPONSE

Une troupe de théâtre « qui pose problème depuis de nombreuses années » – « une troupe qui n’honore pas le monde culturel »« Il n’y a pas meilleur allié de Daech ». Ces jugements sur la Compagnie Jolie Môme publiés dans l’édition du 24-27 août de l’Union du Cantal n’émanent pas d’un critique de théâtre mais du Maire d’Aurillac, M. Pierre Mathonier, de M. Jacques Mézard, sénateur ainsi que du préfet du Cantal, M. Richard Vignon, dont on ignorait qu’ils fussent aussi arbitres de l’honorabilité culturelle et stratèges de la sphère moyen-orientale. Leurs propos sont relayés sans souci d’équilibre par la journaliste Patricia Oliveri dans un article titré « Il n’y avait pas que des anges à Aurillac » consacré aux suites d’une manifestation contre la mise en cage du festival survenue le 19 août dernier.
Contrairement aux règles du métier de journaliste, Mme Oliveri n’a pas cherché à joindre la Compagnie Jolie Môme pour équilibrer le récit des autorités. Les accusations sans fondement et le caractère fantaisiste des analyses géopolitiques développées par M. Vignon, pourtant représentant de l’État dans le département, auraient pu l’inciter à prendre du recul : « En s’attaquant au dispositif de protection Vigipirate alors que l’état d’urgence est décrété, on touche à quelque chose d’extrêmement grave. Il n’y a pas de meilleur allié de Daech« , a affiché Richard Vignon.

La Compagnie Jolie Môme tient à informer les lecteurs et lectrices de l’Union du Cantal de sa réaction à cet article :
PDM-Aurillac2016-8-TofGong 
En effet, Monsieur le Maire, Monsieur le Sénateur, la rue c’est aussi et surtout la contre-culture. Seules les dictatures ont pu censurer l’expression culturelle et faire taire des artistes.
Oui, des chanteurs de rue peuvent se transformer en colporteurs d’ informations (cf par exemple le film Molière d’Ariane Mnouchkine).
Cela dit, rassurez-vous, nos voix sont bien faibles comparées aux milliardaires, propriétaires de la presse et des médias (Dassault, Bolloré , Drahi…) qui semblent être l’honneur de votre démocratie et par là-même les garants de la pluralité de l’opinion régnant dans notre pays.
Oui, en effet, à la demande de spectateurs, nous avons relayé l’information concernant un rassemblement contre la « mise en cage » du « Festival des luttes » (sic), en insistant pour notre part sur l’absurdité de l’état d’urgence dans lequel nous sommes englués jusqu’au cou.
En outre, la Compagnie Jolie Môme n’était ni l’initiatrice, ni unanimement convaincue de la pertinence de ce rassemblement.
AFFICHE-Varlin-NewEt pourtant, nous vous assurons qu’aucun d’entre nous ne chantera jamais la Marseillaise à vos cotés d’autant plus que l’État Français continue de participer au partage du monde en Afrique, au Moyen-Orient ou ailleurs, battant ainsi tous ses records de vente d’armes.
Et oui, nous sommes bien conscients, Messieurs, que comme tout un chacun, nous pouvons être victimes collatérales des guerres que l’État que vous servez mène avec zèle.
Pourtant, nous sommes convaincus, à l’instar de Benjamin Franklin (1788) qu’Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux.

Plusieurs Gaulois gênés d’apprendre qu’ils sont les ancêtres de Nicolas Sarkozy

Le Gorafi

Lutèce – Après les déclarations de Nicolas Sarkozy, c’est la consternation dans ce petit village gallo-romain.

Nombreux sont ceux qui se disent « choqués »  et « déçus » après avoir appris qu’ils étaient de la même famille que Nicolas Sarkozy.

« J’espérais que ma descendance donnerait autre chose, quelque chose qui me rendrait fier » souligne Abricorix, artisan forgeron originaire de Lugdunum et installé à Lutèce depuis peu. « Je ne connais pas cette personne, on n’a pas été consulté, il y en a assez de ces gens qu’on connaît pas et qui s’incrustent dans le livret de famille » ajoute un autre. Comme lui, il sont plusieurs Gaulois à réfléchir à la marche à suivre pour ne pas être amalgamés au candidat à la primaire des Républicains. « Pour notre image, c’est très dommageable. Déjà qu’on a pris une tôle à Alesia, alors maintenant ça, que penseront de nous les générations futures ? C’est mauvais pour les affaires » explique l’un d’eux alors qu’il est en train de préparer une grande manifestation pour protester contre ce qu’il qualifie de « Grand Remplacement des Saxons ».

Université Populaire des Autonomies les 24 et 25 septembre à Labastide de Sérou (09)

A l’initiative de « Village Debout » de La Bastide de Sérou, ces 1ères Universités Populaires des Autonomies cherchent à rassembler les personnes et les collectifs qui une société plus juste, plus horizontale, plus respectueuse de l’humain et de la nature.
Il est temps de reprendre notre destin en main !
Rassemblons-nous pour partager nos expériences et nos idées pour construire ensemble les solutions éclairées de demain : comment se loger, se nourrir, s'éduquer, se déplacer, se soigner, produire, consommer et se gouverner de façon plus responsable.

Un programme indicatif et non exhaustif (n'hésitez pas à nous communiquer votre proposition sérieuse ou festive !)

Pour aider à la logistique, rendez-vous dès le 22 septembre à 14h (monter chapiteaux et espace cuisine, buvette...)


Samedi 24 septembre

9h
Atelier cuisine collective
Coalition Climat

10h Santé et Autonomie (Michel)

Au cours de la matinée :
Fabrication d’Incroyables Jardinières à partir de palettes
Biogaz : présentationet constitution d'un groupe d'expérimentation
Jardiner au naturel
Film-Diaporama : La Permaculture

12h30 Repas partagé

14hÉnergies autonomes : éolienne et solaire (Marco)
15h « Naitre en paix)
16h
- Toilettes sèches (Didier)
- Conférence Populaire : Vouloir changer le monde et les autres plutôt que de changer soi même ?
17h. Ballade florale (reconnaître et utiliser les plantes)

Au cours de l'après midi :
Projections :
Film animation « Pour tout l'égout » (15 min)
« Résidus médicamenteux » (8 min)
Présentation de meubles en cartons
atelier création et recyclage
atelier pizza

18h Assemblée Générale des participants
20h30 Repas et soirée festive


Dimanche 25 Septembre

9h atelier cuisine collective
10h Ballade florale (reconnaître et utiliser les plantes)

11h. Conférence-débat : Injustice climatique (Coalition Climat)

Au cours de la matinée :
« Naitre en paix »
Incroyables jardinières,
Biogaz : présentation et constitution d'un groupe d'expérimentation.
Film-Diaporama : La permaculture.

12h30 Repas partagé

14h. -
- Atelier : formation à l'action non violente
- Forum santé (SIMPLES, Qi-Qong, Tai-Chi, Ostéopathie, accouchement à domicile...°
15h. Compost (Didier)
16h. Débat : « Voter or not Voter? Attisons la question ! »
17h Chorale engagée

Au cours de l'après midi :
Projections :
Film animation « Pour tout l'égout » (15 min)
« Résidus médicamenteux » (8 min)

Présentation de meubles en cartons
atelier création et recyclage
atelier pizza
Jardiner au naturel

18h Assemblée Générale : quelle suite donner aux autonomies?

Pour toutes informations supplémentaires:
07 68 78 36 02
Forum : http://www.ariege-debout.fr/
mail : ariegedebout@gmail.com
Facebook : Nuit Debout Ariège

"L'animalité de l'homme", thème du festival du film grolandais de Toulouse



Par  
France TV info
 Christophe Salengro, le président de Groland en septembre 2015
 
"L'animalité de l'homme" est l'un des grands thèmes du 5e Festival international du film grolandais ou "Fifigrot" qui s'ouvre lundi à Toulouse pour célébrer le "pays alternatif" de Groland, l'émission satirique de Canal+.
"Il est temps que l'Homme se rende compte qu'il est un animal prétentieux", a expliqué Benoît Delépine, l'un des acteurs de Groland, ce pays fictif inventé il y a 24 ans par l'équipe de l'humoriste Jules-Édouard Moustic. "L'homme est un singe prétentieux et culturé. Et dans sa prétention, parfois, il peut être touchant", ajoute l'acteur, se disant "heureux comme un lapin" du Zapoï, la nouvelle formule de l'émission depuis la rentrée. "On n'a jamais été aussi bien. La société qui nous emploie nous laisse faire ce qu'on veut", assure-t-il depuis "l'Institut culturel grolandais" à Paris.

Le Fifigrot, qui se tient jusqu'au 25 septembre, est un festival de cinéma, avec au programme la projection de 64 longs-métrages et d'une centaine de courts-métrages. Le festival attire chaque année 25.000 personnes. "Le vrai ciné Grolandais est sauvage. Primitif. Pour tout dire indicible. Qui fait si peur qu'on en rit", fait valoir Benoît Delépine.

C'est un peu en fonction de ces critères qu'ont été choisis les dix films en compétition. Inédits en salle, plusieurs ont été présentés à Cannes lors de la Semaine de la critique ou dans la collection "un certain regard". Dans la sélection officielle se mêlent une comédie drolatique à sketches avec la troupe théâtrale des Chiens de Navarre ("Apnée" de Jean-Christophe Meurisse), la lutte contre la mafia ("Dogs" du roumain Bodgan Mirica) ou la cruauté humaine ("Willy 1er"). Déjà récompensé par le Prix d'Ornano-Valenti pendant le Festival de Deauville, ce film sortira le 19 octobre. Réalisé par quatre cinéastes, il est porté par Daniel Vannet.

Daniel Vannet à Cannes pour "Willy 1er"

  "Au total, il y a huit premiers films. C'est une première pour nous. Cela nous offre un cinéma plus brut", commente le programmateur Guillaume Louradour. Hors compétition, l'équipe a prévu une thématique "Vive la sociale". "Il  s'agit de quatre documentaires inédits sur les "empêcheurs de tourner en rond". Parmi eux, "La cigale, le corbeau et les poulets" d'Olivier Azam. Il retrace les interpellations à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault) et le placement en garde à vue en septembre 2009 de 11 personnes engagées dans des milieux notamment "associatif, politique, syndicaliste" après des lettres de menaces  adressées à des hommes politiques, dont Nicolas Sarkozy. Cette opération avait déclenché des protestations contre les méthodes d'enquête. L'auteur avait été appréhendé le 20 septembre à Hérépian (Hérault). Handicapé et sans profession, ce membre d'un club de tir avait avoué avoir agi seul.

 Le jury, présidé par l'acteur, réalisateur et dramaturge Pierre Etaix, remettra le 25 septembre "l'Amphore d'or" du meilleur film grolandais. En 2015, "The other side", l'autre côté de l'Amérique, un film franco-italien de Roberto Minervini, avait été couronné par l'acteur Benoit Poolevorde. Seront décernés une "Amphore du peuple" par les spectateurs et le "prix Michael Kael", le nom du personnage de reporter cynique de Benoît Delépine.

Courts-métrages et livres seront en compétition alors que des conférences, concerts, rencontres littéraires et expositions sont organisés en une trentaine de sites à travers la ville. L'organisation rendra hommage à des dessinateurs disparus, dont Tignous (exposition et projection des épisodes de Pandas dans le brume) et Honoré (projection de Monsieur Honoré de Baptiste Drapeau), tués lors de l'attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015.

samedi 17 septembre 2016

Ouverture d'une centre d'accueil à Bruniquel : appel à soutien

Un Centre d'Accueil et d'Orientation pour les migrants ouvre ses portes à Bruniquel. Un groupe de 24 personnes doit arriver début octobre. Elles seront logées dans l'ancienne gendarmerie de Bruniquel, dans 4 maisons. Ces maisons ne sont actuellement dotées que de lits et de matelas...

Il faut donc entièrement meubler ces logements (3 chambres par maison, salon, cuisine, salle de bain) !!

Des aides commences à arriver... mais ne suffisent pas pour le moment. Et un réseau de bénévoles commence à se constituer.

Le lieu sera ouvert vendredi 16 septembre de 9h à 17h pour récupérer, organiser, installer etc.

Les coups de main seront bienvenus.

Les besoins les plus pressants concernent :

vaisselle, verres, batterie de cuisine,
linge de lit, linge de toilette,
canapé, table, chaises, petit mobilier, lampes de chevet ou de bureau,
portants/penderies
Pourquoi pas :
des tapis, coussins, posters
papier, crayons, feutres, petits livres
un tableau blanc et feutres effaçables seraient bien utiles...
Une réunion publique a rassemblé 200 personnes lundi 12 et, malgré certaines réactions houleuses et haineuses, cela n'a pas découragé les bonnes volontés, les propositions d'aide arrivent nombreuses et généreuse.
Vous pouvez contacter :
Danièle Issaulan*
06 75 38 21 01
dissaulan@gmail.com​
* pour le collectif Ici Hospitalité Migrants

Insolite La vidéo d'une infirmière des urgences de Toulouse cartonne sur Facebook


Source : coté Toulouse

La vidéo d'une jeune infirmière toulousaine fait le buzz sur Facebook depuis sa publication, vendredi 16 septembre 2016. Elle a été déjà vue près de 10 000 fois en moins de 24 h.

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La vidéo de cette jeune infirmière toulousaine a été vue près de 10 000 fois en moins de 24 heures. (Photo : Capture d'écran/Facebook)
Il aura fallu à peine quelques heures pour que la vidéo de Caroline, une jeune infirmière toulousaine travaillant aux urgences, fasse son effet. Posté vendredi 16 septembre 2016 dans la soirée sur la page Facebook de la jeune femme, ce petit film de près de huit minutes a été vu près de 10 000 fois et partagé plus de 200 fois en moins de 24 heures.
Dans cette vidéo, baptisée « Quand tu es infirmière aux urgences », la Toulousaine revient tour à tour sur la réaction de ses parents lorsqu’elle a voulu quitté la fac de droit pour devenir infirmière, sur la perception de son métier par les autres et sur son quotidien.

« Les urgences, ce n’est pas Dr House ou Grey’s Anatomy »

Du brancard trop dur aux petits maux de tête et égratignures, elle enchaîne avec humour les descriptions des patients et des situations loufoques qu’une infirmière peut rencontrer dans son métier : « Les urgences, ce n’est pas du Dr House, du George Clooney ou du Grey’s Anatomy ».
La jeune femme en profite toutefois pour souligner ce qui, chaque jour, la pousse à faire ce métier. « Un jour, tu tombes sur la femme adorable [..]. D’un coup, tu te souviens pourquoi tu as voulu devenir infirmière, que ton but dans la vie, c’est d’être là pour les autres, se battre pour les autres », conclut-elle dans sa vidéo.